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La réforme du crédit à la consommation

Posté le lundi 29 mars 2010

La période de crise actuelle a révélé certaines difficultés pourtant déjà largement dénoncées : les excès du crédit à la consommation font partie de celles la.
Devant l’accroissement des procédures de surendettement, de rétablissement personnel et de faillite, dans lesquelles la liste des créanciers ressemble souvent à un annuaire d’établissements financiers, le gouvernement dit vouloir prendre le problème à bras le corps et a soumis un projet de réforme au parlement (rediscuté le 1er avril 2010).
Cette réforme s’articule autour de plusieurs axes dont on peut citer:
- l’obligation pour l’établissement financier de vérifier si l’emprunteur n’est pas déjà fiché auprès de la Banque de France pour un incident de paiement
- l’obligation pour la banque de rembourser au moins une part de capital avec chaque paiement mensuel (pour l’instant une échéance pouvait ne rembourser que des intérêts entretenant ainsi un crédit perpétuel)
- l’obligation pour un commerçant d’avertir son client quand un crédit est attaché à sa carte de fidélité
- la limitation de crédit rechargeable dont l’emprunteur ne voit pas le bout en obligeant le prêteur à proposer des crédits amortissables au delà de 1 000 €
- l’information plus transparente du taux d’intérêt et TEG appliqué
- L’interdiction de conditionner le bénéfice d'avantages commerciaux à l'utilisation à crédit des cartes de fidélité…
Nombre de ces mesures parait être une simple expression de bon sens.
Il était sans doute bien temps que cette activité de crédit soit encadrée.
Cela d’autant plus qu’elle s’adresse en majorité à une clientèle fragilisée qui ne voit dans ces crédits anonymes, débloqués sur simples appels téléphoniques qu’un mode de gestion de la pénurie.